The Good German

Hier soir, nous sommes allés à une avant-première du nouveau film de Steven Soderbergh, The Good German (roman de Joseph Kanon) qui sort ce mercredi.
 
L’histoire :
Alors que la Seconde guerre mondiale vient de s’achever, le journaliste de télévision américain Jake Geismar (Clooney) revient à Berlin, où il vécut avant d’être mis dehors par les Nazis. Mandaté pour couvrir la conférence de Potsdam, où Truman, Churchill et Staline se partageront le monde en zones d’influences, il retrouve une ancienne maîtresse, Lena Brandt (Blanchett), dont le mari, un scientifique allemand, est activement recherché par l’armée américaine et par l’armée russe. Lena cherche à fuir Berlin avec son mari, or, dans cette ville en ruines où tout s’achète au marché noir, Tully (Maguire), le chauffeur de Jake, jouit de contacts qui pourraient permettre cette évasion… 
 
Un tournage à l’ancienne pour la technique…
L’histoire du film se déroulant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Steven Soderbergh a souhaité tourner dans les mêmes conditions qu’à l’époque afin d’en accentuer la vraisemblance. Pour cela, il s’est inspiré des films de Michael Curtiz, cinéaste de l’âge d’or d’Hollywood, et a utilisé les mêmes techniques que lui. Il s’est ainsi procuré plusieurs sortes d’objectifs fréquemment utilisés dans les années quarante mais quasiment inexistants aujourd’hui. Comme à l’époque, le film a été tourné uniquement à Los Angeles, a été éclairé exclusivement à l’aide de lumière incandescente et aucun micro émetteur n’a été employé

… et pour les acteurs
Comme pour la technique, les acteurs ont aussi été dirigés de la même manière que dans les années quarante. Contrairement à aujourd’hui, où les acteurs ont l’habitude de ne pas articuler leurs dialogues, Soderbergh a demandé à ses acteurs de jouer comme s’ils étaient en représentation théâtrale, avec une diction claire et distincte, en mettant l’accent sur l’esthétisme plutôt que sur l’interprétation. Quelques incartades ont toutefois été faites, comme les scènes de nudité, de violence et d’insultes, interdites par le Production Code qui a sévi jusqu’en 1967 aux Etats-Unis, remplacé depuis par un système de classification des films.

Avis :

Bon thriller qui mélange des images d’archives d’époque à ce film d’un esthétisme remarquable. Cate Blanchett est grandiose, ce rôle lui va à merveille.
 
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